Comment changer sa vie, témoignage: tester le voyage

J’ai testé… Tout plaquer pour changer de vie et voyager.

 

Niveau de difficulté : 

Le voyage

Hier, je suis tombée sur un article de L’heureuse imparfaite, que je lis régulièrement. Cet article s’intitule  « Changer » , et je ne vais pas vous le résumer, parce que vous êtes tout à fait capables d’aller le lire vous-mêmes. Mais cet article m’a touchée, parce qu’il y a un petit peu plus de trois ans, j’ai ressenti exactement les mêmes choses. Alors, j’ai eu envie de laisser un commentaire qui commençait comme ça :
« J’aimerais te dire de prendre un atlas, d’ouvrir une page au hasard, de réserver ton billet d’avion, de préparer ton sac à dos et de poster ta lettre de démission sur le chemin de l’aéroport. Mais je sais que ça n’est pas aussi facile… » 
Et là, je me suis arrêtée, parce que je savais que ça allait être beaucoup trop long pour un commentaire. Et que j’avais envie de parler de tout ça, du jour ou j’ai décidé que si, justement, ça pouvait être aussi facile que ça…
Toutes les photos de cet article sont issus de mon voyage…

Rapide background :
J’avais 23 ans, un mec depuis des années dont j’étais tombée raide dingue amoureuse au lycée, un joli appart, je venais de finir mes études ET de décrocher le boulot de mes rêves. Vraiment. Le genre de boulot que j’hallucinais qu’on me PAYE pour faire un truc que j’aurais fait gratuitement tellement j’adorais ça. J’avais des supers potes, plein de projets, et tout allait bien.
Tout allait très, très bien.
Sauf qu’en fait ça n’allait pas, mais alors pas du tout. 
Le hic, c’est que je ne le savais pas, jusqu’à ce soir là, ou je rentrais d’une soirée tout à fait normale, pas spécialement tard, pas spécialement ivre. J’étais dans le métro, mon mec était en train de lire un journal à côté de moi, et là, d’un coup, sans m’y attendre, sans y avoir réfléchi avant, j’ai réalisé plusieurs choses :
– Mon mec était un parfait connard et il fallait absolument que je le quitte, parce qu’en plus de ça, je ne l’aimais plus depuis longtemps.
– Mon boulot était certes génial, j’avais une chance incroyable de l’avoir, sauf que voilà : c’était le boulot de mes rêves. Pas de ma vraie vie. Que le garder, ça voulait dire abandonner tous mes autres rêves. Partir vivre à l’étranger, faire un méga voyage de fou, aller sur le cercle polaire et beaucoup d’autres trucs encore.
– Je m’étais fait prisonnière de ma propre vie, et j’avais fait ça très bien.
– J’étais dans la merde.
Je suis rentrée chez moi et j’ai fait comme si de rien n’était, en me disant que ça allait passer. Que je n’avais qu’à serrer les dents et les que les choses allaient s’arranger. Ça n’a pas du tout marché, évidemment.

J’ai juste bien fait semblant pendant quelques mois. Je ne pouvais pas quitter mon boulot, je ne pouvais pas quitter mon mec, mon appart, mes projets, décevoir tout le monde, faire du mal à autant de gens. Ce n’était juste pas possible, je n’avais pas le choix, on me faisait confiance, on comptait sur moi, d’ailleurs c’est moi qui avait voulu tout ça, j’avais bossé dur pour en arriver là, j’allais quand même pas tout laisser tomber, tout gâcher, il y a des années de boulot derrière tout ça.

J’avais l’impression que ma vie était terminée, tout simplement. Pas que j’allais mourir ou quoi que ce soit : mais que tout était écrit, prévu avant que ça n’arrive, et je voyais parfaitement bien ou je serais dans un an, dans cinq ans, das dix ans. J’avais érigé les fondations de ce qu’allait être ma vie, et que désormais je n’avais plus qu’à peaufiner les petits détails.
C’était une idée parfaitement insupportable.
Je vais vous épargner les différents stades de réflexion et de pétage de plombs par lesquels je suis passée et zapper directement à la conclusion de presque une année de schyzophrénie totale :
Il est parfois plus facile de croire que l’on a pas le choix. Sauf qu’on a toujours le choix. Il y a la solution de facilité, et le chamboulement total de tout ce qu’on a été. Il y a la sécurité, et la prise de risques maximum.

J’ai décidé de suivre mon dicton favori :  « Jettes ton coeur loin devant toi, et cours le rattraper ».

Et je me suis retrouvée du jour au lendemain sans mec, sans potes, sans appart et sans boulot. 

Je ne vais pas vous raconter comment j’ai fait un tour du monde qui a changé ma vie, comment j’ai maintenant des amis aux qautres coins du globe, comment « je me suis trouvée ». Combien c’était fantastique, révélateur, libérateur. Combien ça a été facile, finalement, passé l’étape de THE DECISION.

Je vais vous raconter la vérité, pas ce qu’on trouve dans les films.
Je vais vous raconter comment ce qui est facile, justement, c’est de tout plaquer pour le voyage. Ce qui est difficile, c’est tout ce qui vient ensuite. Quand l’adrénaline est redescendue. Quand on réalise que c’est pour de vrai. Quand on a pas parlé aux gens qu’on aime depuis des semaines. Quand tu rentres. Quand tu dois retourner à la vie normale, sauf que ta vie normale, elle n’existe simplement plus. Oui, c’est absolument génial et je ne regretterais jamais de l’avoir fait. MAIS, c’est incroyablement dur.

Je venais donc de quitter mon mec et mon appart dans la foulée (j’ai rompu et déménagé dans la journée, et je vous assure, quand t’as pas le permis et que tu vis dans le même appart depuis deux ans, c’est juste le bordel total), de démissionner du boulot de mes rêves, et avec tout ça de me griller professionnellement pour plusieurs années, de perdre la plupart de mes potes parce que j’avais annulé tous les plans, tous les projets comme ça, sans prévenir.

J’avais tout perdu, tout ce que j’avais construit en plusieurs années, en l’espace d’une seule journée, volontairement. 
Et tout ça pour quoi ? Pour un putain de billet d’avion, sans retour, pour aller dans des pays ou je ne connaissais personne et ou je ne savais absolument pas quoi faire.
Si on était dans un film, j’aurais bouclé ma valise, envoyé mes cartons au garde-meuble et sauté dans un avion, ou j’aurais pleuré quelques heures avant d’atterrir dans un endroit super-exotique plein de gens très sympas. Sauf que dans la vraie vie, ça ne se passe pas comme ça. Dans la vraie vie, tu dois respecter un préavis à ta démission, trouver un nouvel appart et VITE, mettre des sous de côté, préparer ton voyage. Tu as donc plein, plein de temps pour cogiter.
Les semaines qui ont précédé mon départ, j’habitais dans une chambre insalubre (mais c’était le premier truc que j’avais trouvé et qu’on voulait bien le louer pour pas longtemps et tout de suite) , je ne voyais plus mes potes, je bossais comme une dingue pour essayer de compenser mon départ et de mettre un max de tunes à gauche (ce qui est très difficile quand tu viens de déménager) et je crois qu’il n’y a pas une seule nuit ou je n’ai pas pleuré pendant au moins une heure avant de m’endormir.
J’ai douté des centaines et des centaines de fois, j’ai failli tout annuler et essayer de recoller les morceaux plein de fois, dont deux fois très, très sérieusement. Et si je ne l’ai pas fait, c’est uniquement parce que je n’en avais absolument pas la force.
Tout ce que je connaissais et qui m’était familier, les gens que j’appréciais, mon avenir professionnel, mes projets divers et variés tout comme mes petites habitudes, tout ça avait disparu. Et je n’avais rien pour remplacer ce vide. Je devais attendre. Attendre la date fatidique ou je prendrais enfin de putain d’avion. Et je vais vous dire un truc : je n’en avais même plus tant envie que ça. Je voulais toujours partir, ça oui, mais plus pour les mêmes raisons. L’aventure, l’adrénaline, la nouveauté, c’est bon, j’avais donné. Je voulais juste m’échapper de tout ça, de tout ce foutoir que j’avais créé, en espérant que ça n’ai jamais existé…
C’était vraiment, VRAIMENT pas cool comme période. Mais c’était absolument nécessaire.
Il  fallait que je détruises tout ce que j’avais construit pour faire place nette et construire autre chose par-dessus. J’avais, en fait, besoin de cette période de loose totale pour réfléchir aux raisons pour lesquelles je voulais partir, pour réfléchir à ce que j’attendais de ce voyage, pour justement ne pas simplement m’échapper de mes problèmes et les retrouver en rentrant.
J’ai réalisé que si j’avais voulu ce voyage tellement fort, au point d’être prête à tout quitter, c’était que je voulais « juste » tout quitter et repartir à zéro;  le voyage, c’était l’excuse .
Parce qu’en vrai, j’aurais pu partir sans tout quitter définitivement; partir avec mon mec ou partir seule en espérant qu’il comprenne à quel point j’en avait besoin, poser un gros congé, expliquer aux gens qui m’entourent que j’avais besoin de me retrouver seule, et loin, quelques temps. Ça aurait été compliqué aussi, difficile, j’aurais quand même du abandonner quelques trucs en route, mais ça aurait été possible. Mais je ne l’ai jamais envisagé une seule seconde. J’avais décidé que la seule solution c’était de tout laisser derrière moi.
Cette période de transition, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Parce que j’étais au centre d’une tornade d’émotions, oscillant entre l’euphorie totale et la dépression profonde sans demi-mesure entre les deux.
Je faisais des cauchemars horribles plusieurs fois par semaine dont je me réveillait… Soulagée. Complètement vidée. Le genre de soulagement que tu ressent après avoir mangé un truc pas net et vomi tripes et boyaux : tu te sens vraiment comme une merde, mais tu sais que ça va aller mieux, maintenant « que c’est sorti ».
Je me sentais comme la personne la plus méchante, la plus bête, la plus égoïste et la plus irresponsable au monde. Mais j’ai arrêté, en l’espace de quelques semaines, d’avoir des allergies à tout et n’importe quoi, d’avoir des migraines, de l’eczéma, de grincer des dents la nuit, alors que ça faisait des années que j’avais tout ça.
Pas une journée ne passait sans que je regrettes mes décisions, mais dès que je pensais à l’avenir et que je réalisais que je n’avais pas la moindre foutue idée d’ou je serais quelques mois plus tard, j’avais envie de hurler de joie.
Et j’ai fini par prendre mon premier avion un matin très très tôt.



Je suis arrivée en Islande et je me suis dit que j’avais fait le meilleur choix de ma vie en commençant mon périple, mon voyage, par ce pays.

Parce qu’il n’y a rien et presque personne. Parce que c’est extrêmement dur, comme paysage. De la lave, des volcans, pas d’arbres, presque pas de verdure, plus de moutons que d’humains, il faisait 0° et je dormais dans une tente (bon c’était pas into the wild non plus, j’avais un sac de couchage de compétition, un réchaud et un téléphone) .

Tout est extrêmement sauvage, rude, difficile d’accès. Et incroyablement beau à couper le souffle. C’était exactement ce qu’il me fallait, quelque chose d’aussi brut pour me reconstruire.

J’y suis restée un mois à vadrouiller en stop avec mon sac à dos (c’est le pays le plus sûr du monde), j’ai mangé des trucs chelous, rencontre un allemand qui m’a évité de mourir dans un blizzard en me déconseillant très très fortement de suivre l’itinéraire que j’avais prévu (merci mec dont je me souviens pas le nom), bu de la bière sans alcool parce que trouver autre chose dans ce pays c’est compliqué, écouté beaucoup de musique, je me suis baignée dans des sources d’eau chaude, marché pendant des heures et des heures sur des routes désertes avec un vent tellement fort que tu te retrouve à lui hurler de s’arrêter tellement t’en as marre mais ça ne sert absolument à rien, j’ai beaucoup écrit et dessiné dans mon carnet de voyage (je vous ferais un autre article avec des photos de ce dernier, là ça risque de faire beaucoup pour un seul article hein), je me suis réveillée avec ma tente sous la neige, j’ai fait des voeux sur une montagne soi-disant magique (qui ne se sont pas du tout réalisés soit dit en passant), j’ai découvert le thé au gingembre (qui n’est pas du tout une spécialité locale, hein, c’est juste que je connaissais pas avant et c’est très bon)

J’ai fini par reprendre l’avion pour ma prochaine destination comme si je partais de chez moi pour le week-end, en étant persuadée que j’y retournerais très très bientôt tellement je m’étais sentie bien, chez moi, dans mon élément.
L’islande, c’est une tempête, c’est des paysages de fin du monde ou de début du monde tu sais pas trop mais t’es content, c’est le feu, la glace, et des cailloux entre les deux.
Je n’ai compris que vachement plus tard que si j’étais allée en Islande, ce n’étais pas du tout par hasard. D’après les légendes, c’est la porte des enfers. Et le commencement du monde. La fin, et puis le début…
Mon voyage ne s’est pas arrêté là, il a continué sur plusieurs pays absolument fantastiques et j’ai fait des tonnes de choses différentes et rencontré plein de personnes passionnantes. Mais si je commençais à tout raconter, j’écrirais tout un bouquin et je suis beaucoup trop flemmarde pour ça. Je vous raconte l’Islande, parce que c’était le début et que ça a été un coup de foudre total.

Ce qu’il faut que je vous raconte, maintenant, c’est l’après. Le retour.
Si on était dans un film, on me verrait moi à l’aéroport, embarquant dans l’avion du retour, un sourire aux lèvres, le regard rêveur, et puis le générique de fin. On ne verrait pas ce qui se passe ensuite, mais on imaginerait très bien: le retour au pays parmi la famille et les amis, des soirées au coin du feu à raconter mes aventures passionnantes.

Mais, nous ne sommes toujours pas dans un film.
J’ai fini par rentrer non pas parce que ça m’avait suffit ou parce que j’étais enfin « en paix avec moi-même », mais parce que j’en avais marre d’avoir deux pantalons en rotation et une paire de chaussures de rando aux pieds toute la journée, parce que j’avais presque plus de tunes, parce qu’il fallait bien que je repense à bosser à un moment.
Et le vrai retour à la vie normale, ça n’a pas été évident.
Tout d’abord, tu crois que pendant que tu étais partie, il s’est passé des choses incroyables, les gens vont avoir des milliers de choses à ta raconter. Ben non; eux, ils ont continué leur vie normalement, et en 6 mois il n’y a pas eu de gros chamboulement non plus. Mais ils ont vécu plein de micros-évenements pas importants, pas dignes d’êtres racontés, qu’on ne réalise même pas… Mais qui, mis bout à bout, créent un gros décalage avec toi qui n’était pas là pour assimiler tout ça, petit à petit. C’est rien, c’est insignifiant : des nouvelles expressions, des blagues dont tu ne piges pas les références, leur nouvelle chanson préférée que tu n’as jamais entendue, la nouvelle marque de bière qu’ils boivent, le nouveau tableau dans le salon qu’ils ne voient déjà plus mais qui est nouveau pour toi, la nouvelle boulangerie qui a ouvert en face qui fait désormais partie de leur paysage quotidien…
Et puis cette question : « Alors, ce voyage ? Raconte ! »
Sauf que je pouvais pas. Parce que déjà je ne pouvais pas raconter comme ça tout ce qui m’était arrivé, par quoi commencer, dans quel ordre, qu’est ce qui est intéressant, qu’est ce qui ne l’est pas.
Et puis en fait, ils posent la question, mais ils s’en foutent un peu. Les grandes lignes, oui. Mais les endroits ou t’es allé, les gens que t’as rencontrés, tout ça ils ne le connaissent pas, ça ne leur parle pas, alors au final, ça les intéresse moyennement. Et c’est normal.
Et l’autre raison pour laquelle je ne pouvais pas répondre à cette question, c’était que je ne savais plus parler. En 6 mois, je n’avais parlé qu’avec de parfait inconnus et très rarement et brièvement au téléphone avec mes proches, et je ne savais plus comment discuter. Je vous jure, j’étais devenue autiste : si on me posais une question, je répondais, mais brièvement, sans m’étaler (oui je sais, c’est dur à croire) , et si on ne me posais pas de questions, je ne disais rien. Je ne savais pas quoi dire, tout bêtement… Je ne voyais pas l’interêt de papoter pour ne rien dire. Et ça a pris un temps fou à revenir.
J’ai fini par reprendre une vie normale, petit à petit, à me reconstruire de nouvelles habitudes, à réapprendre à communiquer avec les gens , j’ai trouvé un appart pas trop naze, un boulot alimentaire et inintéressant au possible.
Et c’est à ce moment là que j’aurais pu regretter : une fois rentrée, le voyage fait, et tout ce que j’avais sacrifié pour ça bel et bien disparu. Ça a pas été évident, je dis pas. J’ai, en gros, « gaspillé » l’année suivante à me poser des questions, à pas savoir quoi foutre, à enchaîner les jobs pourris et le chômage, à ne pas avoir de projets particuliers.  Mais ça a été. Et puis je me suis secouée, j’ai quitté Paris, et j’ai à nouveau fait des projets, j’ai à nouveau envisagé des choses à moyen ou long terme, j’ai à nouveau pris des engagements.
J’ai toujours la trouille dès que je dois m’engager dans quelque chose qui dure plus d’une semaine, mais j’y arrive, quand je sais que ça en vaut la peine. Je paye toujours le prix de mon gros « FUCK tout le monde moi j’me barre », professionnellement, financièrement, amicalement. Mais ça en valait largement la peine.

Parce que oui, ça m’a changée. Oui, j’ai appris plein de choses.
Maintenant, je sais que ma vie est entre mes mains, et seulement les miennes. Si j’ai envie de faire quelque chose, je sais pertinemment que si je ne fais rien pour l’obtenir, je n’aurais rien. 
Je sais que si j’ai un rêve, c’est MAINTENANT que je dois me bouger pour faire en sorte qu’il se réalise. Je sais qu’en fait, je peux faire ce que je veux si je m’en donne les moyens. 
J’ai toujours, de temps en temps, à nouveau cette envie de tout plaquer et de me barrer. Parce que même si c’est incroyablement dur… Cette sensation de liberté totale, cette page vierge d’avenir avec rien, absolument rien d’écrit et tout à faire, n’avoir rien à perdre puisqu’on a déjà tout perdu volontairement, c’est une drogue très puissante.
Mais je ne le ferais pas. Parce que maintenant, je fais attention à mes rêves, je ne les mets pas de côté. Je fais attention dans quoi je m’engage, si j’en ai réellement envie. Je sais ce que je suis prête à sacrifier, et ce que je le lâcherais pour rien au monde.

C’est comme ça que petit à petit, j’ai à nouveau bossé dans ce qui m’intéresse vraiment, que j’ai fait ce blog aussi, que j’ai renoué avec des amis, rompu avec d’autres et trouvé des nouveaux, que je monte doucement des projets qui me tiennent à coeur. C’est pas dit que tout ce que j’ai envie de faire en ce moment change la semaine prochaine, mais comme je sais que ça peut arriver… Je fais attention dans quoi je m’engage. Et donc, je ne me sens pas prsionnière de mes décisions… Donc je n’ai pas envie de tout plaquer.

Mars 2015 : Je voulais rajouter un petit mot à la fin de cet article, parce que vous avez été tellement nombreux à le lire, à commenter, ou à m’envoyer un mail pour me faire part de vos questions, de vos impressions. Tout d’abord, sachez que je lis tous les commentaires et les mails que vous m’envoyez, même si je n’y répond pas forcément… Mais j’apprécie, vraiment, toutes ces petites bribes de vos vies qui me parviennent grâce à cet article.
Ensuite, et parce que à priori, vous êtes beaucoup dans la même situation que moi avant mon départ, je reçois régulièrement des mails me demandant des conseils, comment réagir, quoi faire face à cette envie de tout plaquer. Mon conseil , c’est : parlez-en autour de vous, à vos amis, à votre famille, à des gens qui vous connaissent et connaissent votre situation. Pour ma part, si effectivement j’ai eu, dans mon entourage, des réactions négatives, j’en ai aussi eu de très positives, des « vas-y, fonce ! », qui m’ont aidé à franchir le pas. Mais moi, je ne sais pas ce qui se passe dans votre vie, dans votre tête, alors je ne suis franchement pas la mieux placée pour vous conseiller, donc, pardonnez-moi si je ne répond pas dans ce cas, mais c’est que je ne préfère pas donner de conseils dans le vent, à des gens que je connaît pas, à qui je risque de dire la mauvaise chose au mauvais moment…
Voilà, merci d’avoir lu, et je laisse les commentaires ouverts si vous avez envie de réagir…

 Commentaire: une parenthèse, un voyage, qui permettra à certains de jauger sa vraie motivation ou ses freins à une nouvelle vie.
« Pour changer de vie il faut d’abord savoir changer sa vie »

Si vous avez vous-même un témoignage, n’hésitez pas et nous le publierons.

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